img n°2 → Elément 1 / Fonction 1
img n°3 → Elément 2 / Fonction 2
img n°4 → Elément 3 / Fonction 3
img n°5 → Elément 4 / Fonction 4
img n°6 → Elément 5 / Fonction 5
img n°7 → Elément 6 / Fonction 6
img n°8 → Elément 7 / Fonction 7
img n°9 → Elément 8 / Fonction 8
TIME NO LONGER EXISTS

ILLUSTRATION / Centre Pompidou, Paris. FR / Beaubourg-Machine
2012

  L'effet Beaubourg, la machine Beaubourg, la chose Beaubourg – comment lui donner un nom ? Énigme de cette carcasse de flux et de signes, de réseaux et de circuits (…).
(…) Avec sa fragilité (calculée ?) dissuasive de toute mentalité ou monumentalité traditionnelle, elle proclame ouvertement que notre temps ne sera plus jamais celui de la durée, que notre seule temporalité est celle du cycle accéléré et du recyclage, celle du circuit et du transit des fluides. Notre seule culture au fond, celle des hydrocarbures, celle du raffinage, du cracking, du cassage de molécules culturelles et de leur recombinaison en produit de synthèse.1


Construite en 1977 par Renzo Piano et Richard Rogers, la machine Beaubourg, la carcasse Beaubourg, est la réalisation physique de tout l’imaginaire d’Archigram développé la décennie précédente. Travail sur les réseaux, allusion à l’éphémère, au consommable, au jetable, à la régénération. Allégorie des flux, imaginaire du recyclage.

De l’extérieur, face à cette carcasse, on imagine cette machine. Beaubourg-Machine. Une machine à produire de la ville. Une ville sans-fin, sans temporalité. Une ville se répétant sans cesse à partir d’une même image. Time no longer exists est une illustration. Un remake du Centre Pompidou sur la thématique de la machine dont sa carcasse se donne l’image.

Notre projet reprend ainsi les huit éléments architecturaux principaux de la façade Beaubourg, et se propose de leur donner une nouvelle fonction sur cette thématique de la ville sans fin, et de la régénération perpétuelle.

1 BAUDRILLARD, Jean, Simulacre et Simulation, Galilée, Paris, 1981, p. 93-97.
* * *

  The Beaubourg effect, the Beaubourg machine, the Beaubourg thing – how to give it a name? Enigma of this carcass of flux and signs, of networks and circuits (…).
(…) with its (calculated?) fragility deterring any traditional mentality or monumentality, overtly proclaims that our time will never again be that of duration, that our only temporality is that of the circuit and the transit of fluids. Our only culture in the end is that of hydrocarbons, that of refining, cracking, breaking cultural molecules and of their recombination into synthesized products. (…) The city no longer revives, even deep down – it is remade starting from a sort of genetic code that makes it possible to repeat it indefinitely.
2
Built in 1977 by Renzo Piano and Richard Rogers, the Beaubourg Machine, the Beaubourg Carcass, is the physical achievement of Archigram’s whole imagination which he developed during the previous decade. Network working, allusion to what is short-lived, useable and disposable, to regeneration. Allegory of fluxes, imaginary world of recycling.

From the outside, before this carcass, we picture a machine. Beaubourg-Machine. A machine which produces a town. An endless town, without any ounce of temporality. A town that repeats unceasingly from a sole picture. Time no longer exists is an illustration. A remake of the Centre Pompidou, based on the theme of the machine represented by its carcass.

Our project takes up Beaubourg façade’s eight main architectural elements and aims at giving them a new function, based on this theme of the endless city and of permanent regeneration.

2 BAUDRILLARD, Jean, Simulacra and Simulation, Michigan, 1994, p. 61-71.

Guillaume Bellanger Architecte
visible → time no longer exists